député

Occitanie / Aveyron (12) / 3e circ

M. Arnaud Viala

Les Républicains (LR)
Profession rattachée à l'enseignement
Né le 4 décembre 1974 à MILLAU (Aveyron)
Début de mandat : 21/06/2017

Ses interventions

591 éléments
  • 1. Confiance dans la vie publique (Deuxième séance du lundi 24 juillet 2017)

    Discussion générale commune

    Triste constat de votre insincérité, de votre entreprise hégémonique, de votre déni de la diversité. La déception des Français face à votre attitude est immense ; vous devrez vous en expliquer devant eux.

    Sur le fond, surtout, comment prétendre qu’on va leur rendre la confiance en leur République quand on descend quatre à quatre l’escalier de ses ambitions initiales ? À lui seul, le titre de votre texte est révélateur de ce repli terrible : passer de « moralisation de la vie publique » à « régulation de la vie publique », en passant par l’éphémère « transparence », pour n’arriver en fait qu’à un abscons « pour la confiance », voilà qui traduit toute la vacuité de vos propositions.

    Car c’est bien de cela qu’il s’agit : en ne satisfaisant que quelques promesses électorales clinquantes, vous ne résolvez aucun problème et vous passez à côté des vrais sujets.

  • 1. Confiance dans la vie publique (Deuxième séance du lundi 24 juillet 2017)

    Discussion générale commune

    Vous ne résolvez aucun problème parce que le périmètre de votre texte n’est pas le bon et que malgré tous nos efforts, vous n’avez même pas voulu en discuter. Comment supposer que les Français acceptent que les mesures proposées s’appliquent aux seuls parlementaires ? Comment expliquer que l’exécutif s’en exonère ? Comment justifier que la haute administration ne soit pas concernée ?

  • 1. Confiance dans la vie publique (Deuxième séance du lundi 24 juillet 2017)

    Discussion générale commune

    De cela aussi vous devrez vous expliquer auprès de vos mandants.

    Comment espérez-vous convaincre nos concitoyens que des fonds dédiés à leurs communes et à leurs associations, fléchés par des élus qui les connaissent et qui les pratiquent, sont trop opaques et doivent être supprimés, alors que les fonds donnés à des amis politiques par des ministres ou par le Président lui-même doivent perdurer ?

    Il n’y a aucune justification à cela, d’autant que des moyens financiers importants sont en jeu, au moment où vous créez un statut à part entière pour l’épouse du Président de la République. De cela encore il faudra vous expliquer auprès de vos mandants.

  • 1. Confiance dans la vie publique (Deuxième séance du lundi 24 juillet 2017)

    Discussion générale commune

    Vous passez à côté des vrais sujets parce que votre texte est mal écrit. Il part des symboles, ne repose sur aucun principe et finit donc par ne rien améliorer.

    Au lieu de vous focaliser sur la suppression de la réserve parlementaire, il eût été préférable de débattre de la représentativité de notre Parlement et de définir d’abord les missions que l’on juge indispensables pour les élus parlementaires français, afin d’en arriver à décider des moyens qu’il faut mettre à leur disposition pour les accomplir.

    Pour ma part, je pense que la France et notre nation sont l’addition des territoires qui la composent, avec leurs nuances, et que par conséquent chaque député doit prendre part au débat national, avec les nuances que lui inspirent ses concitoyens et les réalités du territoire dont il est issu et dont il est un acteur engagé. Le priver de ce lien, c’est priver la France d’une de ses plus belles richesses.

    Au lieu de faire de la suppression de l’IRFM le nec plus ultra de la transparence, il eût été préférable de débattre des conditions de la liberté et de l’indépendance des élus que nous sommes dans l’exercice de nos mandats.

    À partir de là, nous aurions pu construire ensemble un système innovant, rendre compte sans nuire à l’indispensable libre arbitre de celles et ceux qui représentent leurs concitoyens et agissent en leur nom.

    Au lieu de légiférer sur le pseudo-concept d’emplois familiaux – qui ne veut rien dire car il n’a aucune délimitation et ne correspond ni aux rapports humains modernes ni à l’évolution incessante de la sphère familiale, il eût été préférable de travailler sur le statut de ces femmes et de ces hommes qui permettent aux parlementaires d’assumer les tâches qui sont les leurs, et qui, dans la quasi-totalité des cas, méritent largement leurs émoluments.

  • 1. Confiance dans la vie publique (Deuxième séance du lundi 24 juillet 2017)

    Discussion générale commune

    Évidemment, il est très simple de jeter l’opprobre, d’entretenir un climat abject de suspicion, de stigmatiser les élus d’avant, en donnant l’impression qu’ils sont réactionnaires et qu’ils refusent le changement.