député

Occitanie / Aveyron (12) / 3e circ

M. Arnaud Viala

Les Républicains (LR)
Profession rattachée à l'enseignement
Né le 4 décembre 1974 à MILLAU (Aveyron)
Début de mandat : 21/06/2017

Ses interventions

576 éléments
  • 1. Prévention et sanction des violences lors des manifestations (Deuxième séance du mercredi 30 janvier 2019)

    Discussion des articles - Article 3 - Amendement no 63

    Cet amendement de Mme Bazin-Malgras est similaire à celui de M. Diard, no 158, que j’ai défendu tout à l’heure.

  • 1. Prévention et sanction des violences lors des manifestations (Troisième séance du mardi 29 janvier 2019)

    Discussion générale

    À l’heure où nous entamons l’examen de la proposition de loi déposée au Sénat par notre collègue Retailleau, je ne peux pas passer sous silence deux constats.

    Tout d’abord, il me semble particulièrement dommageable, monsieur le ministre, qu’en raison de votre choix de différer l’examen du texte alors que vous auriez pu y faire droit aussitôt après son adoption par le Sénat, vous vous soyez mis – vous nous ayez mis – dans la situation de devoir répondre à la critique que l’on vous assène à présent – contexte oblige – selon laquelle il s’agit d’une loi de circonstance.

    Le texte n’a pas été conçu par ses auteurs comme une loi de circonstance. Lors de son adoption au mois d’octobre, il se présentait comme une simple amélioration de notre dispositif juridique et administratif, afin que nous ne voyions plus les scènes de violence qui – malheureusement – écornent chaque semaine les manifestations.

    Ensuite, je regrette vraiment que le travail de la commission des lois, et surtout les prises de position très désordonnées de vous-même,…

  • 1. Prévention et sanction des violences lors des manifestations (Troisième séance du mardi 29 janvier 2019)

    Discussion générale

    …de certains députés de la majorité et d’autres ministres aient entretenu et aggravé le trouble entourant la teneur du texte. Au demeurant, nous venons d’en avoir une illustration supplémentaire ce soir, lors de l’examen des deux motions dont nous venons de débattre.

    Plus que jamais, nous semble-t-il, à ce sujet, la clarté et la sérénité sont nécessaires. En réalité, de quoi s’agit-t-il ? Il s’agit d’abord et avant tout de préserver et de garantir le droit de manifester et la liberté de tout citoyen français de le faire sans entraves.

    Encadrer les manifestations, c’est justement en exclure ceux qui n’ont rien à y faire, c’est-à-dire ceux qui usurpent ces mouvements pour y commettre des actes violents à l’encontre des manifestants pacifiques, des forces de l’ordre et de sécurité ainsi que des biens, privés et publics, comme on l’a malheureusement trop vu. À cet égard, affirmer que le texte est liberticide, comme certains l’ont fait ces jours-ci, est absolument irresponsable.

    Il s’agit ensuite de faire en sorte que nos forces de l’ordre et de sécurité aient les moyens de garantir la sécurité de chacun dans ces mouvements. Créer un fichier des casseurs, permettre aux préfets de prononcer leur exclusion, les empêcher de déambuler armés et masqués : tout cela est tout simplement frappé au coin du bon sens. Je rappelle à celles et ceux qui critiquent ces dispositions que l’actualité démontre – tristement – l’absolue nécessité de les adopter et de les faire entrer en vigueur le plus rapidement possible.

    Qu’il me soit également permis de dire un mot des conditions dans lesquelles nos policiers, nos gendarmes et nos forces de l’ordre et de sécurité travaillent, de la pression qu’ils doivent supporter depuis de longues semaines – et plus généralement dans l’exercice de leurs missions – et de la difficulté supplémentaire que suscite le climat de suspicion généralisé, parfois opportunément mis en scène par certains, provoqué par ce qu’il est convenu d’appeler les violences policières. Aucun corps de notre société n’est uniformément irréprochable.

    Donnons à nos forces de l’ordre et de sécurité les moyens de leurs missions ! Permettons que les instructions qui leur sont données par leur hiérarchie ainsi que par le pouvoir politique – donc par vous-même, monsieur le ministre de l’intérieur – puissent être appliquées !

    Enfin, comment pourrait-on continuer de tolérer que les dégâts terribles subis par nos villes, nos quartiers et leurs commerces restent impunis et soient à la charge des contribuables ? La présente proposition de loi permet de relever le niveau des sanctions, ce qui est une nécessité urgente et absolue.

    Pour toutes ces raisons, nous pensons – je pense – que vous devez être clair, monsieur le ministre, et permettre que le texte apporte un vrai plus à la sécurité des manifestations, des manifestants ainsi que des forces de l’ordre et de sécurité. Ce n’est qu’au prix d’une telle fermeté et d’une telle clarté, qui vous incombent et que les Français attendent, que cesseront les stigmatisations en tout genre et que nous pourrons soutenir le texte. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

  • 1. Questions au Gouvernement (Première séance du mercredi 23 janvier 2019)

    Grand débat

    Monsieur le Premier ministre, pour une immense majorité de Français, il est urgent de sortir de ces semaines de crise qui abîment notre pacte social, notre économie, notre commerce, nos forces de l’ordre, nos villes, notre image. Je veux exprimer ici deux craintes, vous faire deux propositions et vous poser une question.

    En Occitanie, vendredi dernier, 600 maires et élus locaux ont passé sept longues heures avec le Président de la République. J’y étais. Je crains que ces échanges techniques, souvent sans rapport direct avec les préoccupations quotidiennes des Français, ne les éloignent encore plus de leurs représentants. (Exclamations sur les bancs du groupe LaREM.)

    Samedi, j’ai moi aussi débattu avec des Aveyronnais vêtus de leurs gilets jaunes. Leurs doléances portent sur leur bas niveau de vie, leurs petites retraites, leurs difficultés à se déplacer, l’avenir de leurs enfants, etc. Je vais vous les remettre, mais elles vont rejoindre des bennes de contributions qui vont se déverser sur vous. Comment ne pas redouter que votre gouvernement ne soit pas capable de les prendre en compte et que nous autres politiques soyons, tous confondus, taxés de ne pas entendre ces Français qui manifestent, ainsi que les autres qui se taisent ? (« Eh oui ! » sur les bancs du groupe LR.)

    Face à ces craintes, je veux vous faire deux suggestions.

    La première : fixez à ce débat un jalon économique. Vos orientations ont conduit au blocage ; vous avez reculé, mais temporairement. Monsieur le Premier ministre, donnez aux Français les grandes lignes de vos propositions pour leur pouvoir d’achat et pour la justice fiscale et sociale.

    La deuxième : fixez au débat un jalon politique. Les Français vous reprochent d’avoir brimé le Parlement depuis un an et demi et nourrissent une défiance terrible envers toutes nos institutions et notre démocratie. Monsieur le Premier ministre, dites-leur quels sont les contours de votre réponse politique à leurs insatisfactions.

    Monsieur le Premier ministre, pouvez-vous fixer clairement ces deux caps devant notre Assemblée ? Ce faisant, vous n’enlèveriez rien à la liberté des échanges, mais vous leur éviteriez peut-être le piège de la construction technocratique et médiatique. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

  • 1. Office français de la biodiversité - Application du cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution (Deuxième séance du mercredi 23 janvier 2019)

    Discussion des articles (projet de loi) - Article 1er

    Madame la secrétaire d’État, madame la rapporteure, comme vous pouvez le constater, nous sommes nombreux, de ce côté de l’hémicycle, à être présents pour ce débat sur la chasse et à nous exprimer sur l’article 1er.

    Il y a quelques mois, de nombreuses inquiétudes s’exprimaient dans le monde de la chasse sur le devenir de celle-ci. Ces inquiétudes, nous le savons, ont fait l’objet d’échanges, de discussions et d’accords entre le Président de la République et le président de la Fédération nationale des chasseurs de France.

    Le débat qui s’est tenu ici sur le projet de loi relatif à l’agriculture a cependant montré, madame la rapporteure, à quel point il était malsain d’opposer agriculture et biodiversité. Aujourd’hui, nous nous efforçons tous de ne pas le faire.

    La question posée ce soir porte sur votre volonté de pérenniser la concorde entre les différents utilisateurs, entre les différents gardiens de nos espaces et de nos espèces. En assistant aux assemblées générales des fédérations de chasseurs, on constate que ces derniers sont pleinement conscients du rôle qu’ils jouent dans la préservation de la biodiversité et dans la gestion cynégétique, rôle qui est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles ils s’adonnent à ce qui est aussi une passion.

    Je regrette donc que l’on ne grave pas dans le marbre, c’est-à-dire dans la dénomination de l’office, le mot « chasse », car les paroles passent : seuls les écrits restent. Les débats à venir seront l’occasion d’évoquer la gouvernance et les moyens, qui, eux aussi, nécessitent d’être clarifiés dès à présent pour éviter, par la suite, des tensions que personne ne souhaite. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LR.)