député

Occitanie / Aveyron (12) / 3e circ

M. Arnaud Viala

Les Républicains (LR)
Profession rattachée à l'enseignement
Né le 4 décembre 1974 à MILLAU (Aveyron)
Début de mandat : 21/06/2017

Ses interventions

511 éléments
  • 2. Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (Première séance du mercredi 24 octobre 2018)

    Troisième partie - Article 7 (suite) - Amendements nos 171 , 286 , 402 , 446 , 266

    À titre personnel, je voterai en faveur de l’article 7, parce que je considère que c’est une avancée, même à mi-chemin, et qu’on ne doit pas en priver les salariés. Ce propos n’engage que moi.

    Deuxièmement, monsieur le rapporteur général, si j’apprécie que vous  reconnaissiez  que supprimer cette mesure très bénéfique pour le pouvoir d’achat des Français était une erreur de la part de la majorité précédente, je ne souscris pas à votre analyse selon laquelle la situation économique le justifiait. Je pense au contraire que c’était le plus mauvais moment pour supprimer une disposition dont les Français avaient besoin.

    Cela m’amène  à mon troisième point. Je serai très pragmatique :  quel   moyen a aujourd’hui un Français dont le pouvoir d’achat se réduit pour remplir son porte-monnaie et arriver à la fin du mois, sinon travailler plus ? Ce que nous vous demandons, c’est de valoriser la volonté de travailler plus,  mesure qui serait par ailleurs très bénéfique  sur le plan du rapport au travail – mais c’est un autre débat.

    Pour apaiser vos inquiétudes compréhensibles touchant l’équilibre budgétaire, j’ai une suggestion à vous faire : puisque vous avez ouvert une brèche en acceptant que l’allégement des charges sociales sur les heures supplémentaires ne soit pas compensé dans le budget de la sécurité sociale, pourquoi ne pas en ouvrir une autre en acceptant que le surplus colossal de recettes tirées actuellement d’une fiscalité sur les carburants qui est en train d’étrangler les Français finance la défiscalisation des heures supplémentaires ? Je vous garantis qu’à la veille de manifestations annoncées partout sur notre territoire, une telle mesure aurait un impact positif sur le plan politique. Les gens comprendraient alors à quoi sert leur argent .(Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

  • 2. Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (Première séance du mercredi 24 octobre 2018)

    Troisième partie - Article 7 (suite) - Amendement no 621

    Je ne vais pas répéter ce qu’ont dit mes collègues au sujet des deux cas de figure visés par ces amendements. Je veux simplement dire qu’en les déposant, nous faisons également amende honorable, puisque c’est une problématique qui se posait déjà dans le dispositif de la loi TEPA.

  • 2. Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (Première séance du mercredi 24 octobre 2018)

    Troisième partie - Article 7 (suite) - Amendement no 312

    J’ai demandé la parole avant que le rapporteur général ne s’exprime mais il a apporté de l’eau à mon moulin. Les bras m’en tombent, de vous entendre expliquer pourquoi cette mesure devrait être réservée aux entreprises de moins de vingt salariés, comme si celles entre vingt et cinquante salariés étaient de très grandes entreprises, pourquoi pas inscrites au CAC 40, en tout cas au-dessus de ces problématiques !

    Rappelons que nous avons défendu, à l’occasion de l’examen du projet de loi PACTE, la modification du seuil de cinquante salariés, car, dans la plupart de nos territoires, les PME qui ne sont pas loin du seuil de quarante-neuf salariés ont besoin d’un ballon d’oxygène pour se développer. Cette mesure a été refusée, mais, de grâce, ne nous présentez pas des arguments qui ne concernent pas du tout ce type d’entreprise et acceptez de considérer que les entreprises de quarante-neuf, quarante-cinq ou cinquante et un salariés, sont des PME qui ont besoin de souplesse pour remplir leurs missions. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

  • 2. Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (Première séance du mercredi 24 octobre 2018)

    Troisième partie - Article 7 (suite) - Amendement no 1165

    Certes, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur, il est possible de comprendre l’argument budgétaire pour justifier le fait que la mesure ne soit appliquée qu’à compter du 1er septembre 2019. Ce qui est moins compréhensible pour les Français, c’est que vous en ayez fait l’annonce tonitruante au moins un an et demi avant sa mise en œuvre. Pourquoi l’avoir fait miroiter aussi longtemps à l’avance ?

  • 2. Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (Première séance du mercredi 24 octobre 2018)

    Troisième partie - Article 7 (suite) - Amendement no 1165

    Les Français ne peuvent pas comprendre les détails de la mécanique budgétaire.