député

Occitanie / Aveyron (12) / 3e circ

M. Arnaud Viala

Les Républicains (LR)
Profession rattachée à l'enseignement
Né le 4 décembre 1974 à MILLAU (Aveyron)
Début de mandat : 21/06/2017

Ses interventions

596 éléments
  • 4. Pour une école de la confiance (Première séance du mardi 12 février 2019)

    Discussion des articles - Après l’article 1er (suite) - Amendement no 257

    Monsieur le ministre, vous avez dit que recourir au code pénal pour le problème du harcèlement, ainsi que le propose l’amendement Perrut, ne relève pas de la présente loi. On ne peut que faire un parallèle malheureux avec la précédente discussion sur l’uniforme. En effet, il va de soi que les règlements intérieurs de tous les établissements scolaires de France interdisent le harcèlement. Si donc la seule réponse à ce fléau est une modification du code de l’éducation, autant dire que nous ne faisons rien !

    Laisser aujourd’hui des enfants tout seuls – car les familles ne sont souvent pas au courant – dans la détresse qu’engendre le harcèlement, à l’école ou dans l’environnement scolaire, par peur de prévoir des sanctions à la hauteur de ce que représente ce danger, est coupable dans le cadre d’une loi dite « pour une école de la confiance ».

    Il nous faut absolument trouver des solutions à ce problème. Pour ce faire, nous devons donc recourir aux biais légaux et menacer clairement les auteurs de ces exactions de sanctions qui pèseront immédiatement sur leur existence.

    Je ne vois pas en quoi ce que propose Bernard Perrut ne correspondrait pas à notre conception non seulement de l’école et de l’élève mais aussi de l’éducation à la citoyenneté dans le cadre scolaire.

  • 4. Pour une école de la confiance (Première séance du mardi 12 février 2019)

    Discussion des articles - Après l’article 1er (suite) - Amendement no 791

    Pas le harcèlement scolaire.

  • 1. Pour une école de la confiance (Deuxième séance du mardi 12 février 2019)

    Discussion des articles - Après l’article premier (suite) - Amendement no 788

    Madame la rapporteure, alors que nous demandons l’inscription dans le code de l’éducation de la capacité à alerter les enfants des dangers des outils numériques, vous venez en quelque sorte de nous explique, en évoquant la mallette des parents, que c’est à ces derniers que cette tâche revient. Or, voilà quelques heures, alors que nous débattions de la répartition des rôles entre la famille et l’école en matière d’éducation de nos enfants, vous insistiez sur la part prépondérante qui, selon vous, revenait à l’école en la matière.

    Il serait aberrant, en 2019, d’adopter  un texte sur l’éducation  sans qu’y figure quoi que ce soit sur les dangers des outils numériques qui envahissent nos vies et nos familles – ils sont à disposition des enfants dès leur plus jeune âge sans que nous ne parvenions vraiment, dans le cadre familial, à en contrôler la quantité d’usage.

  • 1. Questions sur la mise en œuvre de la loi Agriculture et alimentation (Séance du jeudi 07 février 2019)

    Monsieur le ministre, il y a quelques mois, nous étions réunis ici même autour de votre prédécesseur pour examiner un texte que le Gouvernement et le Président de la République avaient présenté comme la grande loi agricole du quinquennat, voire comme une quasi-révolution pour la ferme France. Plusieurs de mes collègues et moi-même avons tout mis en œuvre pour contribuer de façon positive à ce travail, conscients des attentes de nos agriculteurs et certains aussi que de leur avenir dépend, plus largement, celui de notre industrie agroalimentaire et de nos territoires. J’avais d’ailleurs, quelques mois auparavant, déposé et défendu, face à une majorité qui n’écoutait pas, une proposition de loi pour l’avenir de l’agriculture dont le spectre était beaucoup plus large.

    Ma première question, monsieur le ministre, porte sur le nouveau mécanisme de fixation des prix qui a été inscrit dans la loi, et qui vit ses premières heures actuellement dans les box de négociation. Les prix de certains produits alimentaires sont en augmentation, signe que la hausse du seuil de revente à perte et l’encadrement des promotions produisent leurs effets. Mais je me suis laissé dire par des responsables de la grande distribution que j’ai auditionnés en amont de cette séance que le seul effet réel était un déport vers les marques de distributeurs – de qualité moindre. Par ailleurs, le fameux ruissellement imaginé par votre ministère ne semble pas vraiment produire ses effets jusqu’au producteur, jusqu’à l’agriculteur. Quelles sont, monsieur le ministre, les premières évaluations chiffrées de ces dispositifs ? Quels bénéfices en retirent les agriculteurs ?

    Par ailleurs, la proposition de loi que j’avais déposée et défendue comprenait un volet important sur le foncier, sur la transmission des exploitations agricoles, sur la question délicate de la cession des biens d’exploitation, souvent familiaux, mais aussi sur la nécessaire présence de hors-cadres familiaux. Vous n’en aviez pas voulu, arguant qu’une grande loi sur le foncier verrait le jour à la fin de l’année 2018. Nous sommes en février 2019, 200 fermes disparaissent chaque semaine dans notre pays, et il n’y a toujours pas de loi à l’horizon.

  • 1. Questions sur la mise en œuvre de la loi Agriculture et alimentation (Séance du jeudi 07 février 2019)

    Je vous demande, monsieur le ministre, de nous dire ce matin s’il y aura dans les prochaines semaines une réforme du foncier, mais aussi de la fiscalité qui touche les transmissions de nos exploitations agricoles : cette réforme est indispensable pour endiguer la déprise. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR. – M. Dominique Potier applaudit également.)