député

Occitanie / Aveyron (12) / 3e circ

M. Arnaud Viala

Les Républicains (LR)
Profession rattachée à l'enseignement
Né le 4 décembre 1974 à MILLAU (Aveyron)
Début de mandat : 21/06/2017

Ses interventions

505 éléments
  • 1. Projet de loi de finances pour 2019 (Deuxième séance du mercredi 17 octobre 2018)

    Première partie - Article 19 (appelé par priorité - suite) - Amendement no 27

    Je me suis déjà exprimé sur l’article 19, mais je souhaite ajouter un élément d’explication. Monsieur le ministre d’État, vous défendez l’idée selon laquelle la fiscalité peut servir à contraindre les acteurs à de nouveaux usages.

  • 1. Projet de loi de finances pour 2019 (Deuxième séance du mercredi 17 octobre 2018)

    Première partie - Article 19 (appelé par priorité - suite) - Amendement no 27

    Nous pouvons éventuellement y souscrire, mais quelles sont les possibilités technologiques disponibles au 1er janvier 2019 que pourront mettre en œuvre les secteurs visés par cet article ? Après tout, si des solutions étaient disponibles au 1er janvier 2019, pourquoi ne pas utiliser la fiscalité comme une menace ? Mais ce n’est pas le cas. L’article 19 est donc profondément injuste. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LR.)

  • 1. Projet de loi de finances pour 2019 (Deuxième séance du mercredi 17 octobre 2018)

    Première partie - Article 19 (appelé par priorité - suite) - Amendement no 235

    Je vais m’exprimer une fois pour toutes sur une série d’amendements qui portent sur des carburants autres que le GNR. Ils subissent eux aussi une hausse très importante, du fait d’abord de l’augmentation du prix du brut, mais du fait surtout des mesures annoncées, en particulier pour le gazole.

    La pente est vertigineuse. Les Français sont aujourd’hui totalement désemparés, en particulier ceux qui doivent parcourir de longues distances. Mais j’avoue que je suis désabusé. Je n’ai pas obtenu de réponse des ministres à cette question centrale : comment peut-on infliger aux Français une fiscalité dissuasive, dans le but de les faire changer de mode de transport, sans qu’il existe de technologie alternative valable ?

    Les véhicules électriques aujourd’hui disponibles ne sont pas adaptés aux besoins de nos concitoyens qui parcourent chaque jour de longues distances. Dans les territoires ruraux, il n’y a pas de bornes de recharge. Nous ne sommes tout simplement pas prêts ! Monsieur de Rugy, je vous vois froncer les sourcils, mais c’est la vérité. Venez en Aveyron, vous verrez qu’il n’y a pas de bornes, ou très peu. Les gens ne peuvent pas se déplacer en voiture électrique.

    Nous avons une usine Bosch où 1 500 salariés travaillent exclusivement sur les technologies diesel – ils fabriquent des injecteurs diesel. Aujourd’hui, pour remplacer cette fabrication qui va nécessairement décroître, il n’y a rien. Il y a de la recherche, mais ces technologies n’existent pas encore.

    Vous prenez ces mesures de façon beaucoup trop rapide. Vous annonciez d’ailleurs que le gazole serait plus cher que l’essence en 2020 ; nous sommes en 2018, et c’est déjà le cas presque partout.

  • 2. Projet de loi de finances pour 2019 (Première séance du mardi 16 octobre 2018)

    Première partie - Article 2 (suite) - Amendement no 74

    Monsieur le ministre, je reviens sur la dernière partie de votre réponse. L’avance de trésorerie au titre des crédits récurrents que vous avez décidé de verser au 15 janvier ne concernera pas nos concitoyens qui assument pour la première fois une charge nouvelle ouvrant droit à une réduction d’impôt, par exemple ceux qui emploient pour la première fois une femme de ménage ou qui déclarent pour la première fois un investissement locatif ouvrant droit à une réduction d’impôt. Il y aura donc une rupture d’égalité entre ces citoyens et les autres Français, qui bénéficient d’un crédit d’impôt récurrent et bénéficieront dès le 15 janvier d’une avance de trésorerie.  

  • 2. Projet de loi de finances pour 2019 (Première séance du mardi 16 octobre 2018)

    Première partie - Après l’article 2 - Amendement no 404

    Je voudrais ajouter un argument à ceux qui ont été présentés par mes collègues : celui de l’évolution des mobilités. À l’heure actuelle – on n’a pas encore examiné le texte annoncé sur les mobilités –, les territoires les plus éloignés des centres, où l’on est le plus dépendant du véhicule individuel – et souvent, parce que les distances sont longues, du véhicule diesel – sont écartés des réflexions sur les nouvelles mobilités. Celles-ci, en effet, concernent les transports en commun, de nouveaux modes de déplacement, qui ne correspondent pas du tout aux habitudes de vie de nos concitoyens se trouvant dans ces territoires. Par un amendement de cette nature, on répond un peu par avance au creusement du gouffre, qui va s’accroître, entre eux et ceux de nos concitoyens qui vivent à proximité de centres urbains, où des solutions existent déjà et où des solutions nouvelles vont leur être proposées – financées pour la plupart, d’ailleurs, par les finances publiques.