député

Occitanie / Aveyron (12) / 3e circ

M. Arnaud Viala

Les Républicains (LR)
Profession rattachée à l'enseignement
Né le 4 décembre 1974 à MILLAU (Aveyron)
Début de mandat : 21/06/2017

Ses interventions

576 éléments
  • 1. Compétitivité de l’agriculture française (Première séance du jeudi 12 octobre 2017)

    Présentation

    Jusqu’où pourrez-vous tenir cette ligne ? L’avenir nous le dira, mais je crains fort que vous ne le regrettiez amèrement à très brève échéance.

    Vous avez ce matin, chers collègues de la majorité, l’occasion d’en découdre en ouvrant pour nos agriculteurs une fenêtre d’espoir sur la prise en compte immédiate de leurs intérêts et de leurs attentes, au-delà de toute autre forme de considération. Je compte sur vous, ils comptent sur vous.

    Ce moment sera potentiellement décevant, surtout, si vous deviez aller au bout de vos intentions en rejetant la proposition de loi sans même discuter des articles, non pas pour moi ni pour vous, mais pour la France agricole, pour tous nos paysans qui attendent et qui, comme moi, ont entendu hier soir la prise de parole lapidaire du chef de l’État. Celui-ci a annoncé, pour la fin du premier semestre 2018, une loi visant à mettre en place une contractualisation rénovée et à relever le seuil de la revente à perte. Je souhaite ardemment que cette entreprise aille à son terme, et la soutiendrai, moi, de toutes mes forces, si elle est conforme à la vision d’une agriculture qui ne soit pas uniquement une activité d’entretien de l’espace, et dont la vocation nourricière n’occulte pas l’indispensable vocation économique. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

  • 1. Compétitivité de l’agriculture française (Première séance du jeudi 12 octobre 2017)

    Présentation

    Je la soutiendrai si elle met au cœur de la refonte attendue du processus de formation des prix la notion de revenu des producteurs, qui n’est pas tout à fait identique à celle de coûts de production. Je la soutiendrai sans réserve si elle a le courage d’affirmer qu’en agriculture et dans l’agroalimentaire, comme dans d’autres secteurs, la qualité a un prix et que ce prix doit d’abord permettre de rétribuer justement le premier échelon de la chaîne. Je la soutiendrai enfin d’autant plus qu’elle arrivera vite, car nos agriculteurs ont trop attendu, et auront, je le crains, et je le sais, pour l’immense majorité d’entre eux, beaucoup de difficultés à attendre encore deux ans.

  • 1. Compétitivité de l’agriculture française (Première séance du jeudi 12 octobre 2017)

    Présentation

    Car c’est bien de cela qu’il s’agit : si rien n’est proposé en 2017 et début 2018, les producteurs ne pourront bénéficier des éventuels effets du futur texte de loi qu’en 2019 au mieux.

  • 1. Compétitivité de l’agriculture française (Première séance du jeudi 12 octobre 2017)

    Présentation

    C’est tard, très tard, trop tard.

    À cet égard, la proposition de loi dont j’ai l’honneur d’être le rapporteur peut encore connaître un autre sort que celui que la majorité lui a fait subir en commission. Ce texte peut devenir un véhicule législatif utile pour adopter rapidement certaines mesures qui font consensus et enrichir le travail actuel des États généraux de l’alimentation – EGA – par certains aspects qui vont finalement échapper aux mailles de leurs filets. Je pense notamment au volet sur la transmission des exploitations agricoles, véritable défi d’avenir pour nombre de fermes et pour nos campagnes dans leur ensemble. Je pense également à tous les articles sur la fiscalité, qui ne trouvent aucun écho dans le projet de loi de finances pour 2018 actuellement à l’étude ici et ne feront pas davantage l’objet d’une quelconque modification à l’issue des EGA.

  • 1. Compétitivité de l’agriculture française (Première séance du jeudi 12 octobre 2017)

    Présentation

    Je suis parfaitement conscient que les EGA doivent produire des résultats et ni moi ni personne ici ne souhaite les amputer de ce dessein ni préjuger de leurs conclusions. Nous proposons tout simplement que l’Assemblée nationale prenne les devants aujourd’hui, à mi-parcours de ces travaux, en adoptant sans attendre des mesures de bon sens.