député

Nouvelle-Aquitaine / Gironde (33) / 2e circ

Mme Catherine Fabre

La République en Marche (LAREM)
Maître de conférences des Universités
Née le 19 septembre 1978 à TOULOUSE (Haute-Garonne)
Début de mandat : 21/06/2017

Ses interventions

735 éléments
  • 1. Questions orales sans débat (Première séance du mardi 19 février 2019)

    RoboCup et place des femmes dans le numérique

    La RoboCup est désormais un rendez-vous rassemblant chaque année 450 équipes venues de 45 pays, 3 500 participants et 40 000 visiteurs. Ses retombées sont estimées, selon les années, à 7 à 15 millions d’euros en six jours de compétition. Il s’agit de la plus grande compétition de robotique et d’intelligence artificielle au monde. La France a été retenue pour l’organisation de la prochaine compétition, à Bordeaux en 2020. Il s’agit de stimuler la robotique française et ses disciplines voisines par la recherche et l’innovation, et de susciter des vocations.

    Les femmes sont trop peu nombreuses dans les métiers du numérique et de la robotique, filières pourtant essentielles de l’économie actuelle et future. En moyenne, les écoles et établissements de formation dans le domaine du numérique comptent environ 15 % de filles.

    Pourquoi se priver de la moitié de nos talents ? Les enjeux économiques et de compétitivité liés à la démarche d’égalité professionnelle ne sont plus à démontrer, et la mixité est indispensable à un développement réussi de l’usage des technologies. Le plan sectoriel mixité numérique a été conclu par le Gouvernement avec les acteurs du secteur pour une période de cinq ans.

    La mixité doit maintenant advenir de façon urgente, il faut en prendre conscience. Le rapport de Catherine Smadja-Froguel, remis le 20 février 2018, pose la question de savoir si les femmes vont passer à côté de l’opportunité que représente la transition numérique. Pour l’instant, c’est déjà le cas, et la France est en retard. Pire encore, l’écart se creuse : alors que la place des femmes dans les formations scientifiques et techniques de niveau licence et master a progressé de 4 % dans le monde depuis dix ans, passant de 30 % à 34 %, elle a diminué de 3 % en France, passant de 30 % à 27 %.

    Monsieur le ministre, compte tenu des enjeux que représente la RoboCup pour la France et dans un contexte de transition numérique rapide, quels moyens sont employés à cette occasion pour attirer les femmes vers les domaines du numérique, de la robotique et de l’intelligence artificielle ?

  • 1. Expérimentation territoriale pour un revenu de base (Première séance du jeudi 31 janvier 2019)

    Discussion générale

    Eh oui !

  • 1. Mesures d’urgence économiques et sociales (Troisième séance du jeudi 20 décembre 2018)

    Discussion des articles - Article 2

    Depuis dix-huit mois, notre but est simple : stimuler la croissance tout en la rendant plus redistributive, pour que chacun puisse vivre de son travail. Nous avons déjà avancé en incitant les PME à adopter l’intéressement des salariés aux résultats ou en alignant par le haut le salaire des femmes sur celui des hommes, pour ne citer que ces mesures. Cela étant, depuis plusieurs semaines, les manifestations d’une colère profonde nous ont rappelé qu’il est urgent que le travail paye mieux ; c’est pourquoi nous accélérons cette dynamique, notamment dans cet article.

    L’article 2 a donc pour objet d’avancer l’exonération des cotisations sociales des heures supplémentaires et complémentaires au 1er janvier 2019, plutôt qu’au 1er septembre, comme il était initialement prévu. Cette anticipation représente en moyenne un gain de pouvoir d’achat de 115 euros pour une personne rémunérée au SMIC. Le présent article propose également d’exonérer ces heures de l’impôt sur le revenu dans la limite de 5 000 euros par an. En tout, ces dispositions feront gagner 500 euros de plus à un salarié rémunéré 1 500 euros nets par mois effectuant deux heures supplémentaires par semaine. Cette mesure touche l’ensemble des salariés, quel que soit leur salaire. Elle concerne donc la classe moyenne dans son ensemble, et tant les agents de la fonction publique que les salariés du privé.

    Le plafond d’exonération à 5 000 euros empêche les effets d’aubaine, de même le fait que les cotisations patronales restent inchangées rend neutre le choix entre heures supplémentaires et emploi du point de vue de l’employeur. Il n’y a donc pas ici de trappe à emplois. Il s’agit là, à mon sens, d’une mesure équilibrée, qui redistribue du pouvoir d’achat à une grande part des salariés et des fonctionnaires, à cette France qui travaille mais a du mal à joindre les deux bouts. Cet article s’inscrit donc dans la droite ligne de ce que nous défendons ; c’est pourquoi nous le voterons avec une grande satisfaction. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)

  • 1. Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (Deuxième séance du jeudi 25 octobre 2018)

    Article 11

    Bravo !

  • 2. Liberté de choisir son avenir professionnel (Séance du mercredi 01 août 2018)

    Présentation

    Monsieur le président, madame la ministre, madame la présidente de la commission, chers collègues, au moment du vote final, il me semble nécessaire de rappeler les constats, la philosophie et les principes qui nous ont guidés tout au long de l’examen de ce projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Nous avons hérité d’un système de formation professionnelle, d’une assurance chômage et de modèles de carrières issus d’un monde qui n’est plus le nôtre. Les parcours professionnels étant faits désormais de bifurcations et de ruptures, on ne peut plus raisonner à partir des statuts des uns et des autres ni prévoir des droits en silo.

    Nous héritons également d’un système ambitieux en termes de protection et de mobilité sociale, mais dont nous ne pouvons aujourd’hui que constater les limites sur le plan des droits réels. Ainsi, est-il normal, en 2018, que les ouvriers et les employés soient deux fois moins formés que les cadres ? Est-il normal que nous ne soyons toujours pas capables, tant s’en faut, d’inclure dans le milieu ordinaire les personnes en situation de handicap, c’est-à-dire 12 millions d’entre nous ? Est-il normal que notre système éducatif participe à une reproduction sociale indigne, en reléguant dans l’impasse tous ceux qui n’ont pas les codes ou l’appétence pour se fondre dans le moule des études universitaires supérieures, alors même que la voie professionnelle offre de magnifiques opportunités ? Est-il normal enfin, en 2018, après un siècle de combat pour l’égalité entre les sexes, que les femmes soient encore l’objet de violences sexistes au sein des entreprises, et payées 9 % de moins que les hommes, du seul fait justement qu’elles appartiennent au deuxième sexe ? Non, mes chers collègues, tout cela n’est pas normal, et il serait révoltant de s’y résigner, et irresponsable de ne pas s’y atteler.