député

Nouvelle-Aquitaine / Gironde (33) / 2e circ

Mme Catherine Fabre

La République en Marche (LAREM)
Maître de conférences des Universités
Née le 19 septembre 1978 à TOULOUSE (Haute-Garonne)
Début de mandat : 21/06/2017

Ses interventions

740 éléments
  • 1. Questions au Gouvernement (Deuxième séance du mardi 21 mai 2019)

    Politique de l’Union européenne en faveur de l’emploi

    Madame la ministre du travail, l’Europe, c’est d’abord l’idée d’un espace apaisé, d’une communauté de destin. Jean Monnet disait sobrement : « Nous unissons des hommes. »

    On peut se féliciter que cette promesse ait permis jusqu’ici de protéger notre peuple européen des affres de la guerre. Mais aujourd’hui les tensions reviennent, les poussées nationales aussi, et avec elles la perspective de voir à nouveau les Européens s’entre-déchirer.

    Ces réminiscences sont dues au manque d’Europe. Si nous avons largement progressé dans la création d’un marché commun et dans l’établissement d’une monnaie unique, nous n’avons pas encore pu faire converger nos modèles sociaux. C’est pourquoi, depuis deux ans, madame la ministre, vous avancez avec détermination vers cet objectif : réforme du travail détaché, égalité entre les femmes et les hommes, Agence européenne du travail, ou encore programme Erasmus Pro.

  • 1. Questions au Gouvernement (Deuxième séance du mardi 21 mai 2019)

    Politique de l’Union européenne en faveur de l’emploi

    Car l’Europe qui unit les hommes, c’est d’abord la promesse d’une solidarité.

    À ce titre, je dois dire qu’au sein du paysage politique français, nous ne partageons pas tous la même ambition. Ainsi, le Rassemblement national qui, faut-il le rappeler, représente un tiers des députés français au Parlement européen, a raté toutes les occasions de soutenir les avancées européennes en matière d’emploi et d’harmonisation sociale. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM. – (Exclamations sur les bancs du groupe LR.)

  • 1. Questions au Gouvernement (Deuxième séance du mardi 21 mai 2019)

    Politique de l’Union européenne en faveur de l’emploi

    En mai 2018, il s’est par exemple abstenu de voter une réforme défendue par la France, et adoptée, qui prévoit que la rémunération du travailleur détaché s’aligne sur celle du pays d’accueil. (Protestations sur les bancs du groupe LR.)

    Nous voulons, nous, une Europe sociale, une Europe qui protège les travailleurs, qui déclenche le cercle vertueux de l’emploi et des droits sociaux qui lui sont associés.

  • 1. Questions au Gouvernement (Deuxième séance du mardi 21 mai 2019)

    Politique de l’Union européenne en faveur de l’emploi

    Ainsi quand on parle d’un salaire minimum européen, il ne s’agit pas de dévaloriser le SMIC français, bien évidemment, mais de tirer l’ensemble des modèles sociaux vers le haut !

    À l’heure où les Français sont appelés à choisir l’Europe qu’ils veulent pour leur avenir, pour leurs enfants, il est plus que jamais nécessaire de leur présenter avec honnêteté nos bilans et nos visions respectives. (Vives protestations sur les bancs du groupe LR.)

  • 1. Questions au Gouvernement (Deuxième séance du mardi 21 mai 2019)

    Politique de l’Union européenne en faveur de l’emploi

    Madame la ministre, pouvez-vous nous présenter le bilan et les perspectives des actions menées par la France depuis deux ans en matière d’emploi et d’harmonisation sociale en Europe ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)