député

Nouvelle-Aquitaine / Gironde (33) / 2e circ

Mme Catherine Fabre

La République en Marche (LAREM)
Maître de conférences des Universités
Née le 19 septembre 1978 à TOULOUSE (Haute-Garonne)
Début de mandat : 21/06/2017

Ses interventions

740 éléments
  • 2. Liberté de choisir son avenir professionnel (Première séance du mardi 24 juillet 2018)

    Discussion des articles - Article 6 - Amendements nos 4 , 84

    L’article 6 du projet de loi est très important.

    D’abord, il procède à la transformation du plan de formation en plan de développement des compétences et supprime la distinction, assez formelle, entre les actions d’adaptation et de maintien dans l’emploi, d’une part, et celles de développement des compétences, d’autre part. Il clarifie donc le cadre juridique du principal outil de formation des salariés, qui est à l’initiative de l’employeur : tout en conservant ses obligations en matière de formation, celui-ci doit également travailler au développement des compétences de ses salariés.

    L’article aménage par ailleurs le régime de l’entretien professionnel, afin d’encourager l’abondement du compte et, par la négociation collective, d’adapter les modalités et la périodicité de l’appréciation du parcours du salarié. Cela permet de prendre en compte la réalité de l’entreprise, pour rendre plus effective la formation des salariés.

  • 2. Liberté de choisir son avenir professionnel (Première séance du mardi 24 juillet 2018)

    Discussion des articles - Article 6 - Amendement no 163

    L’appellation « plan de formation » me semble au contraire mettre l’accent sur le moyen et non sur le but. Or le développement des compétences et de l’employabilité en situation de travail s’atteint non seulement par la formation, mais aussi en aidant le salarié à acquérir des compétences. Pour cette raison, la nouvelle appellation me semble tout à fait souhaitable. L’avis est donc défavorable.

  • 2. Liberté de choisir son avenir professionnel (Première séance du mardi 24 juillet 2018)

    Discussion des articles - Article 6 - Amendement no 85

    Je partage l’objectif de lutter contre les stéréotypes et le sexisme. Cette sensibilisation est justement l’objet du titre III, qui prévoit un arsenal de mesures pour renforcer cette lutte contre le sexisme. Je pourrais citer la désignation d’un référent harcèlement dans les services de ressources humaines et au sein du comité social et économique – le CSE –, l’extension de la compétence des commissions paritaires régionales interprofessionnelles à la prévention du harcèlement, ou encore l’obligation d’affichage, sur le lieu de travail, des voies de recours et des services compétents.

    Il me semble que l’on doit laisser le temps à ces nouveaux outils de se déployer. Ils seront probablement plus efficaces que d’obliger l’ensemble des entreprises à proposer ce type de formation, disposition qui revêt un caractère trop automatique et contraignant. Les entreprises doivent être libres de définir leur plan de formation. L’avis est donc défavorable.

  • 2. Liberté de choisir son avenir professionnel (Première séance du mardi 24 juillet 2018)

    Discussion des articles - Article 6 - Amendement no 336

    Il y a une autre différence avec l’amendement portant sur les frais de garde auquel vous faites référence : ce dernier prévoyait la possibilité d’introduire dans l’accord une contrepartie des frais de garde, alors que vous proposez d’imposer des compensations pour les formations effectuées en dehors du temps de travail, ce qui rigidifierait considérablement le dispositif et pourrait dissuader la conclusion d’accords permettant la prise en charge, par exemple, des frais de garde d’enfants, qui font l’objet d’une disposition spécifique.

    Néanmoins, il va de soi, quand l’action est à l’initiative de l’employeur, que les frais induits par le transport, la restauration et l’hébergement seront à la charge de l’employeur, selon les règles applicables dans l’entreprise.

    C’est pourquoi je suis défavorable à votre amendement.

  • 2. Liberté de choisir son avenir professionnel (Première séance du mardi 24 juillet 2018)

    Discussion des articles - Article 6 - Amendement no 476

    Le projet de loi vise à rapprocher le régime des deux grands outils de formation, lorsque cette dernière est suivie en dehors du temps de travail : le compte personnel de formation, qui est à la main du salarié, et le plan de développement des compétences, qui est à la main de l’employeur. Il peut y avoir des formations suivies en dehors du temps de travail qui sont choisies par le salarié ou co-construites avec l’entreprise. S’agissant de la définition des contreparties, le rétablissement de l’allocation de formation pourrait apparaître rapidement comme dissuasif. On peut d’ailleurs remarquer qu’elle a rarement été mobilisée par le passé, puisque, la plupart du temps, les formations sont suivies dans le temps de travail lorsqu’elles sont prévues par le plan de formation, appelé maintenant plan de développement des compétences. C’est pourquoi j’émets un avis défavorable.