député

Ile-de-France / Seine-Saint-Denis (93) / 11e circ

Mme Clémentine Autain

La France insoumise (FI)
Journaliste et autre média
Née le 26 mai 1973 à SAINT-CLOUD (Hauts-de-Seine)
Début de mandat : 21/06/2017

Ses interventions

285 éléments
  • 3. Questions au Gouvernement (Première séance du mercredi 16 mai 2018)

    Soutien aux apiculteurs

    Très juste !

  • 4. Lutte contre les violences sexuelles et sexistes (Première séance du mercredi 16 mai 2018)

    Discussion des articles - Après l’article 2 - Amendement no 2

    Je voudrais juste essayer de comprendre ce sur quoi nous votons, ce qui n’est pas toujours facile au vu de certaines explications ou réponses. Il nous faut en effet, chaque fois, retrouver où se trouvent les dispositions existantes dans le code pénal. Si j’ai bien compris, mais je demande confirmation au Gouvernement car je ne suis pas sûre de ce que j’avance, la demande qui est faite est de traiter de la question des mariages forcés à un autre endroit dans le code pénal, de telle sorte que ceux-ci soient punis plus sévèrement, que le quantum de la peine soit supérieur. Me confirmez-vous, d’un côté comme de l’autre, que c’est bien cela, l’enjeu de l’amendement ?

    Les mariages forcés sont déjà réprimés dans le code pénal. S’agit-il bien de punir plus sévèrement ?

  • 4. Lutte contre les violences sexuelles et sexistes (Première séance du mercredi 16 mai 2018)

    Discussion des articles - Après l’article 2 - Amendement no 238 rectifié

    Nous avions déposé un amendement similaire, que nous avons retiré après la discussion en commission. Cependant, contrairement à ce que vous nous aviez indiqué alors, cette disposition figure non pas dans la loi, mais dans un décret. Dès lors, si nous adoptons les présents amendements, nous sécuriserons le dispositif en l’inscrivant dans la loi et non plus seulement dans le règlement. Concrètement, cela ne changera pas forcément grand-chose. Mais, si plusieurs d’entre nous ont eu cette idée, c’est bien que nous avons reçu de nombreux témoignages de la part de femmes qui n’ont pas eu ce choix, malgré le décret !

    Je ne parle pas là simplement des femmes qui sont mal accueillies, que j’ai évoquées en défendant notre motion de renvoi en commission. Nous en avons notamment entendu parler avec les fameuses 500 plaintes qui ont été recueillies sur la page « Paye ta police » sur Tumblr.

  • 4. Lutte contre les violences sexuelles et sexistes (Première séance du mercredi 16 mai 2018)

    Discussion des articles - Après l’article 2 - Amendement no 238 rectifié

    La possibilité pour une femme d’être entendue par une femme, ce n’est pas rien. Il faudrait aussi faire savoir que cette possibilité existe. Il est difficile d’aller raconter les détails crus d’un viol, dans un bureau froid, à quelqu’un qu’on ne connaît pas ; c’est une expérience terrifiante. Il faut impérativement que nous aménagions les conditions de dépôt des plaintes. Je voterai donc cet amendement, même si j’entends bien qu’il n’est pas décisif, et je compte sur le Gouvernement pour déployer davantage de moyens afin que cette disposition soit réellement appliquée.

  • 4. Lutte contre les violences sexuelles et sexistes (Première séance du mercredi 16 mai 2018)

    Discussion des articles - Après l’article 2 - Amendement no 233 rectifié

    Je ne suis pas totalement convaincue par l’opportunité de multiplier les lieux où l’on pourra déposer plainte. L’essentiel me semble de faire passer au grand public le message que les victimes recevront un accueil de qualité. Encore faut-il que la formation des personnels soit réellement assurée. Le personnel d’accompagnement dont il a été question a-t-il été formé à la spécificité du recueil de telles plaintes ?

    D’autant que les cas sont divers. Les situations de handicap qui ont été évoquées doivent être prises en considération. Je signale aussi un autre cas, dont nous n’avons pas parlé : celui des prostituées victimes de viol, qui sont souvent mal reçues dans les commissariats. On semble estimer que pour une femme qui se prostitue, il ne peut pas y avoir de viol ! Il faut bannir cette idée infernale des mentalités.

    Enfin, je rejoins Mme la secrétaire d’État sur l’importance de prendre en compte le ressenti des victimes. Il faut dire aussi, et cela n’a pas encore été le cas dans cette enceinte, qu’il est possible de survivre et de se reconstruire après un viol, mais que ce n’est pas parce qu’on arrive à s’en sortir que le viol n’est pas grave ! Beaucoup de femmes s’enferment elles-mêmes après les faits, craignant, en s’autorisant à vivre, d’en nier la gravité. Nous devons leur envoyer un message depuis notre hémicycle.

    En somme, au cours de la campagne de sensibilisation, il faudra aborder bien des thèmes et contester bien des clichés.