député

Ile-de-France / Seine-Saint-Denis (93) / 11e circ

Mme Clémentine Autain

La France insoumise (FI)
Journaliste et autre média
Née le 26 mai 1973 à SAINT-CLOUD (Hauts-de-Seine)
Début de mandat : 21/06/2017

Ses interventions

529 éléments
  • 1. Restauration de Notre-Dame de Paris (Première séance du vendredi 10 mai 2019)

    Motion de renvoi en commission

    La question se pose aussi de l’avenir des donations. Nous avons dépassé le milliard d’euros de dons alors que les spécialistes semblent s’accorder pour dire que la réparation de l’édifice devrait coûter 700 millions d’euros.

  • 1. Restauration de Notre-Dame de Paris (Première séance du vendredi 10 mai 2019)

    Motion de renvoi en commission

    Vous avez dit qu’on ne savait pas…

  • 1. Restauration de Notre-Dame de Paris (Première séance du vendredi 10 mai 2019)

    Motion de renvoi en commission

    Je n’en sais pas plus. J’écoute les évaluations des spécialistes, qui donnent cet ordre de grandeur. Nous sommes donc en droit de nous demander où seront affectées les sommes qui ne seront pas utilisées.

    Elles pourraient servir à restaurer certaines pièces de la cathédrale qui prennent la poussière dans les réserves du Louvre. Elles pourraient aussi servir à monter une exposition des œuvres de Notre-Dame, le temps que dure la restauration.

  • 1. Restauration de Notre-Dame de Paris (Première séance du vendredi 10 mai 2019)

    Motion de renvoi en commission

    Elles pourraient enfin servir à d’autres édifices qui s’effondrent et attendent depuis des lustres quelques subsides pour se maintenir debout – nous en avons découvert dans les médias de nombreux depuis le 15 avril.

    Mais, avec un peu d’ambition, nous pourrions aussi affecter ces sommes à la reconstruction de la flèche de la basilique de Saint-Denis, berceau de l’art gothique, détruite au XIXe siècle. Son financement repose aujourd’hui sur un système de visites payantes et de mécénat. Il me semble que nous pourrions utilement mettre au pot en sa faveur – le coût de la reconstruction s’élève en l’espèce à 28 millions d’euros, nous le connaissons précisément – et que nous pourrions également mettre à profit le temps de rénovation de Notre-Dame pour valoriser cette majestueuse et magnifique basilique de Saint-Denis.

    Le Premier ministre a indiqué ne pas vouloir trahir les donateurs en affectant l’argent à autre chose qu’à la restauration de la cathédrale. Mais ne sommes-nous pas en train de trahir notre patrimoine en laissant béantes des fissures qui n’attendent que de s’ouvrir davantage ? Allons-nous, pour honorer la promesse présidentielle, chercher à embellir Notre-Dame en la recouvrant d’or ?

    Ces débats, mes chers collègues, sont nécessaires pour répondre aux aspirations de nos concitoyens. Pour ne pas tuer dans l’œuf la respiration démocratique et culturelle qui s’est enclenchée, il faut faire vivre, partout et pour tous, ces questions qui peuvent réconcilier notre pays avec son patrimoine, avec la culture et avec la démocratie. Il faut donc du temps et une méthode afin de susciter, loin des ordonnances promues par ce projet de loi, un processus démocratique digne de notre époque.

    Je tiens à conclure en rappelant un point que j’ai déjà évoqué rapidement, comme Éric Woerth, mais qu’il faut placer au centre de nos préoccupations : il s’agit de l’esprit dans lequel doit se faire la reconstruction de Notre-Dame de Paris.

  • 1. Restauration de Notre-Dame de Paris (Première séance du vendredi 10 mai 2019)

    Motion de renvoi en commission

    Restauration, reconstruction… Vaste débat sémantique, qui a son intérêt, vous avez raison.