député

Ile-de-France / Paris (75) / 17e circ

Mme Danièle Obono

La France insoumise (FI)
Bibliothécaire
Née le 12 juillet 1980 à LIBREVILLE (Gabon)
Début de mandat : 21/06/2017

Ses interventions

2 057 éléments
  • 1. Mesures d’urgence économiques et sociales (Troisième séance du jeudi 20 décembre 2018)

    Discussion des articles - Suspension et reprise de la séance - Amendement no 183

    Vous êtes décidément des champions de l’organisation !

  • 1. Mesures d’urgence économiques et sociales (Troisième séance du jeudi 20 décembre 2018)

    Discussion des articles - Article 2 (suite) - Amendement no 122

    Chers collègues, nous ne savons pas, à La France insoumise, s’il faut rire ou pleurer à la lecture de votre proposition.

    Faut-il rire de tous ces membres du Gouvernement et du chef de l’État lui-même qui, à travers moult contorsions, veulent faire passer une mesure qu’ils combattaient auparavant ?

    Faut-il pleurer quand on en connaît les conséquences ? Une telle mesure est en effet un véritable cadeau empoisonné pour la société tout entière.

    Le coût en année pleine de cette exonération pour la sécurité sociale, que vous ne cessez de vouloir détruire, est de 2 milliards d’euros, qui ne seront pas compensés par l’État.

    Cette perte de recettes représente – première conséquence négative de la mesure – une perte sèche pour l’ensemble des assurés sociaux : accidentés, malades, chômeurs et chômeuses, personnes âgées et femmes enceintes.

    Pour les salariés qui en bénéficieront, l’effet positif de cette exonération ne sera donc, en vérité, que superficiel : la dizaine d’euros supplémentaires gagnés à la fin du mois correspondra en réalité à une fragilisation de leur protection sociale.

    Ils paieront en outre encore plus cher mutuelles et médicaments.

    La deuxième conséquence négative porte sur l’emploi : la mise en œuvre sous MM. Sarkozy et Fillon de la défiscalisation des heures supplémentaires a détruit de nombreux emplois, environ 30 000 selon les estimations de l’OFCE. (Exclamations  sur les bancs du groupe LR.)

    D’ailleurs, un certain nombre de vos ministres actuels la combattaient férocement pour ces raisons.

    À ses effets sur le chômage s’ajoutent des effets négatifs sur la santé.

  • 1. Mesures d’urgence économiques et sociales (Troisième séance du jeudi 20 décembre 2018)

    Discussion des articles - Article 2 (suite) - Amendement no 122

    L’institut finlandais de la santé au travail indique que dépasser régulièrement onze heures de travail par jour augmente de 67 % les risques de maladie cardiaque.

    Les femmes qui travaillent plus de 60 heures par semaine pendant au moins trente ans triplent leur risque de diabète, de maladies cardiaques, de cancer et d’arthrite.

    Enfin, selon une étude d’une université de Londres, le surmenage régulier auquel conduisent les heures supplémentaires érode également les perspectives de promotion.

    Lorsque l’on augmente le temps de travail, l’attention baisse et les erreurs se multiplient, et ce pour les cols bleus comme pour les cadres.

    En vérité, le seul grand gagnant de cette affaire est le MEDEF, qui espère qu’ainsi les salariés travailleront plus longtemps. Avoir voté… (M. le président coupe le micro de l’oratrice.)

  • 1. Mesures d’urgence économiques et sociales (Troisième séance du jeudi 20 décembre 2018)

    Discussion des articles - Article 2 (suite) - Amendement no 97

    Exactement. Bravo !

  • 1. Mesures d’urgence économiques et sociales (Troisième séance du jeudi 20 décembre 2018)

    Discussion des articles - Article 3

    Voici un article qui montre encore une fois la stratégie et la méthode du Gouvernement et de la majorité. C’est la reculade, le cafouillage et l’enfumage ! (Exclamations sur les bancs du groupe LaREM.)

    La reculade, parce qu’il a fallu que plusieurs milliers de retraités manifestent, pendant plusieurs mois, qu’ils s’installent sur des ronds-points et y parlent de leur misère au quotidien pour qu’enfin vous entendiez raison.

    Cependant, vous n’entendez raison qu’à demi, puisque se produit à nouveau un cafouillage général : on ne sait pas si le revenu fiscal de référence est celui des couples, des foyers ou des célibataires.