député

Hauts-de-France / Nord (59) / 20e circ

M. Fabien Roussel

Gauche démocrate et républicaine (GDR)
Attaché parlementaire
Né le 16 avril 1969 à BÉTHUNE (Pas-de-Calais)
Début de mandat : 21/06/2017

Ses interventions

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  • 2. Questions au Gouvernement (Première séance du jeudi 19 mars 2020)

    Lutte contre l’épidémie au sein des entreprises

    Monsieur le Premier ministre, le monde du travail est en première ligne. Il y a d’abord toutes celles et ceux qui assurent des activités essentielles au bon fonctionnement de notre pays : nous pensons évidemment à tous les soignants, auxquels la nation doit exprimer une infinie reconnaissance. Mais il y a aussi tous les autres : les auxiliaires de vie auprès des personnes âgées, ceux qui vivent au quotidien auprès des personnes handicapées, les policiers, les gendarmes, les pompiers ou encore les personnels pénitentiaires. Ils sont des dizaines de milliers à mener un travail admirable, nécessairement au contact d’autres personnes, sans comprendre pourquoi ils ne peuvent pas faire garder leurs enfants, ou pourquoi ils n’ont ni masque, ni gel hydroalcoolique, ni gants.

  • 2. Questions au Gouvernement (Première séance du jeudi 19 mars 2020)

    Lutte contre l’épidémie au sein des entreprises

    Il y a également toutes celles et ceux qui, dans le privé comme dans le public, nous permettent de continuer à vivre du mieux possible. Enseignants, fonctionnaires, caissières, livreurs, postiers : tous sont indispensables mais se sentent également oubliés, car ils ne disposent pas non plus de protection. Lorsque leur direction les met en danger, ils doivent faire valoir leur droit de retrait, comme chez Amazon ou chez General Electric, à Belfort. Il y a aussi tous ces salariés qui ont peur d’être licenciés : monsieur le Premier ministre, interdisez les licenciements, au moins durant cette période.

  • 2. Questions au Gouvernement (Première séance du jeudi 19 mars 2020)

    Lutte contre l’épidémie au sein des entreprises

    Enfin, il y a ceux qui se demandent pourquoi ils doivent aller travailler, au péril de leur santé, dans des secteurs non essentiels, comme le bâtiment, la production de rétroviseurs – c’est le cas dans le grand Est –, ou encore la fabrication de paquebots à Saint-Nazaire ou de trains à Valenciennes. Dans les ports, les travailleurs demandent que les activités se concentrent sur le strict nécessaire. Sans règles claires, des entreprises non indispensables continuent de tourner. Or, il ne peut y avoir d’un côté un confinement total et de l’autre des salariés contraints de prendre les transports pour aller travailler et de se regrouper dans leur entreprise.

  • 2. Questions au Gouvernement (Première séance du jeudi 19 mars 2020)

    Lutte contre l’épidémie au sein des entreprises

    Monsieur le Premier ministre, celles et ceux qui sont au front sont souvent les mêmes. Que comptez-vous faire pour les protéger ?

  • 1. Système universel de retraite (Deuxième séance du mardi 25 février 2020)

    Discussion des articles - Article 2 (suite) - Amendements nos 2547 , 6055, 6058, 6062, 6064, 6066, 6069, 6071, 6086, 6106, 6109, 6111, 6113, 6117, 6120, 6123, 6125, 6127 , 3896 , 6000, 6004, 6005, 6007, 6008, 6009, 6011, 6014, 6019, 6022, 6024, 6026, 6027, 6030, 6032, 6035, 6037 , 24928 , 11517, 11518 , 26739, 29829, 29830, 29831, 29832, 29833, 29834, 29835, 29836, 29837, 29838, 29839, 29840, 29841, 29842, 29843

    Permettez-moi de prendre encore une fois la défense des travailleurs, des salariés, en particulier de ceux qui exercent des métiers pénibles. Nous avons entendu une nouvelle dissertation sur votre sens de la justice, notamment à l’égard des conducteurs de bus. Oui, nous assumons de défendre ces régimes qui protègent les travailleurs ! C’est par la lutte que ceux-ci ont conquis des droits, dont celui de partir en retraite plus tôt après des travaux pénibles ! Et conduire un bus pendant trente ans peut être considéré comme tel, même s’il y a différents degrés de pénibilité.

    Aujourd’hui, les conducteurs de la RATP sont protégés par leur régime de retraite. Ce que vous proposez, c’est qu’un jeune, embauché à 21 ou 22 ans, travaille jusqu’à 65 ans, l’âge d’équilibre. (Exclamations sur les bancs du groupe LaREM.) Prenez le micro et dites qu’à partir de 2025, dans votre système de retraite par points, un jeune né en 2004 ne devra pas travailler jusqu’à 65 ans. Osez le prétendre ! Vous voulez casser le régime qui protège les conducteurs de bus. C’est pour cela que nous prenons tous les jours la parole : pour faire éclater la vérité ! Dites-la ! Vous commencez à la laisser percer. (Mêmes mouvements.) Dites qu’ils devront passer quarante ans assis sur leur siège, à conduire leur bus. Nous, ce n’est pas notre projet de société. Vous, c’est le vôtre ! (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et SOC. – Exclamations sur les bancs du groupe LaREM.)