député

Pays de la Loire / Loire-Atlantique (44) / 1e circ

M. François de Rugy

La République en Marche (LAREM)
Assistant parlementaire
Né le 6 décembre 1973 à NANTES (Loire-Atlantique)
Début de mandat : 21/06/2017 | Fin de mandat : 05/10/2018 (Nomination comme membre du Gouvernement)

Ses interventions

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  • 2. Questions au Gouvernement (Première séance du mercredi 03 avril 2019)

    Industries électro-intensives

    Nous sommes très vigilants quant à la compétitivité de nos industries très consommatrices d’énergie, notamment dans le secteur de la sidérurgie. Vous avez évoqué Dunkerque ; il y a d’autres sites, en Savoie ou dans d’autres départements.

    Les mécanismes dont nous disposons ont été confortés au niveau européen ; ils permettent de limiter le coût de l’énergie dans la production. Pour cela, il existe d’abord une réduction sur le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité – TURPE. Ces industriels sont également rémunérés lorsqu’ils acceptent de stopper temporairement leur consommation : c’est ce que l’on appelle les processus d’effacement. Ils fonctionnent très bien.

  • 2. Questions au Gouvernement (Première séance du mercredi 03 avril 2019)

    Industries électro-intensives

    Une compensation est prévue pour les coûts carbone indirects, de façon à lutter contre toute forme de délocalisation : si nous ne faisions rien, nous le savons, nous importerions de l’acier et de l’aluminium en provenance de pays d’Asie où l’électricité est produite principalement grâce à du charbon.

    Selon nos calculs, le prix du mégawattheure est compris entre 30 et 40 euros, ce qui nous permet d’être compétitifs par rapport à nos voisins européens, notamment allemands, qui appliquent le même type de mécanismes.

    Nous continuerons de dialoguer avec toute la filière des industries électro-intensives…

  • 2. Questions au Gouvernement (Première séance du mercredi 03 avril 2019)

    Industries électro-intensives

    …ainsi qu’avec la Commission européenne. J’ai rencontré il y a peu le président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie – UIMM –, qui est aussi le dirigeant d’une grande entreprise sidérurgique française. Nous sommes convenus qu’il y avait là un beau combat européen à mener sur la taxe carbone aux frontières, puisque ces mêmes industries sont parfois installées dans des pays où l’on produit de l’électricité avec du charbon, en Asie notamment.

  • 2. Questions au Gouvernement (Première séance du mercredi 03 avril 2019)

    Production de gaz issu de la méthanisation

    Monsieur Paul Molac, pour répondre précisément à votre question, le décret auquel vous faites référence a été rédigé ; je l’ai signé, et il va être publié dans quelques jours. Vous pourrez me féliciter à ce moment-là – n’oubliez pas de le faire ! (Sourires.)

  • 2. Questions au Gouvernement (Première séance du mercredi 03 avril 2019)

    Production de gaz issu de la méthanisation

    Concernant, plus généralement, la filière de la méthanisation et du biogaz, nous estimons, au sein du Gouvernement, que son développement serait favorable à notre pays – à la Bretagne comme à toutes les régions de France. Cela permettrait de réduire nos importations de gaz fossile et contribuerait, ce faisant, à l’équilibre de notre balance commerciale. Surtout, cela contribuerait au développement économique local partout sur le territoire. D’ailleurs, celles et ceux qui essaient d’opposer les villes et les campagnes en sont pour leurs frais, car elles sont unies, en la matière, par un lien de solidarité.

    Oui, la programmation pluriannuelle de l’énergie pourra évoluer dans le sens que vous préconisiez. Nous travaillons avec le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, le ministre de l’économie et des finances et les représentants de la filière, agriculteurs comme industriels, pour baisser les coûts. De fait, la production de gaz issu de la méthanisation a un coût, qu’on peut estimer à 90 euros le mégawattheure, quand le gaz importé coûte environ 20 euros le mégawattheure. Il faut que l’on réduise les coûts et que l’on compense la différence.

    Mesdames, messieurs les députés – je ne voudrais pas que vous preniez cette remarque pour vous, monsieur Molac – je vous appelle à la cohérence. Hier encore, dans le débat que nous avons eu sur la transition écologique, certains d’entre vous dénonçaient le soutien aux énergies renouvelables, et ce sont parfois les mêmes qui m’écrivent des lettres pour que je soutienne, par exemple, les projets de méthanisation sur leur territoire. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM et sur quelques bancs du groupe MODEM.  M. Paul Molac applaudit également.)